Références

La réalité du terrain

Les partenaires sociaux européens ont signé des accords cadres  à la fois sur le stress au travail (2004), le harcèlement moral et la violence sur le lieu du travail (2008). En s’appuyant sur des études de Bilbao qui ont évalués à plusieurs milliards d’Euros les conséquences du stress au travail annuellement, la commission européenne avait insisté sur le coût économique et social. Le Conseil économique et social (CES), suite à l’initiative européenne, a proposé aux partenaires sociaux luxembourgeois d’évaluer les situations de stress dans les entreprises et de mettre au point des mesures préventives.

D’après les renseignements de la Chambre des salariés du Luxembourg (CSL), qui est en même temps partenaire social, une campagne menée en 2011 par le ministère du travail et de l’emploi et le ministère de la santé en collaboration avec l’Inspection du travail et des mines (ITM) et la direction de la Santé au travail sur les risques psychosociaux causés par le stress au travail, 15% de l’absentéisme serait directement liés au stress, 15% des suicides et 10% des démissions seraient causés par du harcèlement moral.

Depuis janvier 2014, un guide sur la prévention des risques psychosociaux en tant que guide pratique du délégué à la sécurité est disponible et téléchargeable sur le site de la Chambre des salariés Luxembourg. (lien ci-après)

Le rapport intitulé « L’absentéisme pour cause de maladie en 2012 » publié par le gouvernement luxembourgeois, mentionne que l’analyse des raisons médicales des absences de longue durée des salariés résidents révèle que ce sont surtout les dépressions et les troubles liés au stress qui contribuent le plus à l’augmentation du taux d’absentéisme de longue durée. Alors que cette raison médicale représentait 20% des jours de maladie en 2011, le chiffre est passé à 23% en 2012.

Le montant des prestations de maladie que la Caisse Nationale de Santé (CNS) a versé en espèces aux salariés résidents est passé entre 2011 et 2012 de 43,8 à 52 millions d’euros, ce qui fait un plus de 8,2 millions d’euros et sur la même période, les prestations de remboursement se rattachant aux dépressions et aux troubles liés au stress est passée de 9,7 à 13,4 millions d’euros, soit un plus de 3,7 millions d’euros.